Contre la destruction du service public de l'éducation nationale

Publié le par carratala

Contre l'entreprise de destruction massive et systématique du service public de l'Éducation nationale

 

16 000 postes d'enseignants supprimés

 

Le gouvernement poursuit son entreprise d'instauration d'une école à plusieurs vitesses. Il veut supprimer à la rentrée 2011, 16 000 postes d'enseignants ( 66 400 postes supprimés depuis 2007, soit 8% des effectifs ! L'État répond ainsi au dogme libéral de la baisse des dépenses publiques.  Pourtant depuis l'an 2000, la natalité est repartie à la hausse. Les mesures prises se traduiront, à la rentrée prochaine, par une nouvelle dégradation des conditions d'accueil des élèves, notamment en maternelle, primaire, au collège et au lycée . Face à cela il y a besoin de défendre le service public d'éducation nationale. Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour contribuer à faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et des enfants, de la relance du service public d’éducation nationale.

 

 

Les casseurs d'école

 

La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes engagées par Sarkozy depuis 2007. Et ce n'est pas seulement moins d'école, mais une autre école que l'UMP est en train de bâtir sous nos yeux; une école à plusieurs vitesses, une école du tri : pour les plus riches et ceux qui réussissent, des filières et des établissements d'excellence, pour les autres, le minimum vital pour sortir du système scolaire en étant corvéable à merci et « adapté » aux besoins du patronat.

Avec sa volonté de « dénationaliser » et de marchandiser l’enseignement, le gouvernement accroit les inégalités entre territoires et classes sociales.  L’Etat organise la raréfaction de la formation et la pénurie des postes, pour pousser, notamment au travers de l’autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants. Il sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse la maternelle, met en place un socle commun minimum...

Les inégalités se creusent pendant que la droite habille son travail de sape de l’école publique en projetant un discours presque irréel sur « l’égalité des chances » comme traitement de l’échec scolaire. Le « mal être » scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.

 

Comment admettre au XXIème siècle que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ?

 

 

Dans le Var 166 postes supprimées dans les écoles, les collèges, les lycées

 

Malgré quelques centaines d’élèves supplémentaires attendus, 62 suppressions de postes sont annoncées (parmi lesquelles 14 suppressions d’intervenants en langue vivante sur les 17 existants).

Ce qui passe à la trappe ce sont les décharges de direction, les remplacements en cas d’absences, la scolarisation des enfants de deux ans, la formation des stagiaires et des titulaires, les effectifs de moins de 25 élèves,…

La liste noire des classes supprimées et la rose de celles créées pour les écoles maternelles et primaires ont été reportées après les élections cantonales. Elles seront annoncées le 28 mars. Voilà qui marque une fois de plus le mépris et le manque de courage politique de ce gouvernement qui casse les services publics.

Sur la base d’effectifs quasiment stables les collèges et les lycées devront rendre 104 postes (équivalent temps plein). Le nombre d’heures de cours va fondre ici ou là. Par exemple : le lycée Raynouard  de Brignoles perd 107 heures dans l’enseignement général et 83 heures dans l’enseignement profesionnel. Au total c’est l’équivalent de 4 à 5 classes et une dizaine de postes. En collège dans notre secteur les 60 heures supprimées au collège de Besse sur Issole  a comme conséquence par exemple la suppression d’une classe de 6ème  et  la suppression de 3 postes.   

 

 

Ecole, dans les luttes, dans les urnes, imposer une autre politique

 

La transformation de l’école doit figurer au cœur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012.

Une réforme progressiste de l'école, comprenant  la lutte contre la difficulté scolaire, les inégalités, l'amélioration des conditions d'étude, la reconnaissance du handicap... nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

 

Le PCF propose

 

- de cesser toute nouvelle suppression de postes et d'engager un plan de recrutement massif pour répondre aux besoins des élèves. De pré-recruter les futurs enseignants dès la première année d'université avec une allocation d'autonomie. L’élévation du niveau chez les enseignants, est indissociable de leur stabilité donc de leur statut de fonctionnaire d'Etat.

- de lancer un grand plan de lutte contre l'échec scolaire en s'attaquant aux causes des difficultés scolaires. Articuler recherche pédagogique et pratique, s'attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire sans culpabiliser élèves, parents et enseignants.

- d'ouvrir une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l'école, l'ambition de la réussite de tous les élèves, l'élévation du niveau de connaissances d'une classe d'âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.

- une formation répondant à l'enjeu de la complexité des savoirs, de l'ambition d'une culture commune de haut niveau.

Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus d'école et d'une meilleure prise en compte des besoins éducatifs sur tout le territoire. C’est dans ce sens que d'autres choix doivent être faits, pour un avenir où chaque futur citoyen soit en maîtrise de savoirs et de capacités de réflexion de haut niveau. Dès maintenant, les candidats du Front de Gauche aux élections cantonales porteront  l’idée que l’Etat doit assumer ses responsabilités au lieu de se défausser sur les collectivités locales qui n’auront pas les moyens de s’y substituer.

 

 

 

 

 

 

 

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